Mercredi 8 mars 2006
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La poèsie gabonaise est à ce jour un des genres les plus actuels dans ce qui relève de l'expression de l'imaginaire social gabonais.
C'est la langue française qui a permis d'accéder aux premiers poèmes gabonais grâce au travail des missionnaires et des intellectuels gabonais au tout début du siècle dernier.
LA HONTE ET LA PEUR
Il pleut et il fait soleil et les fantômes
Enfantent des jumeaux derrière les arbres.
Grand père, toi qui sait faire rire.
Toi dont la barbe fleurit d'anecdotes.
Raconte-nous une belle histoire, tu veux ?.
« Autrefois, deux hommes, la Honte et la Peur
S'étaient lié une solide amitié.
Un jour, ensemble, ils tendirent des pièges,
Bien loin du village, bien loin des hommes.
Les jours passèrent, « aucun » ne visita les pièges.
La Peur éprouvait de la frayeur à s'y rendre
Toute seule dans les profondeurs de la forêt.
Pour la Honte, rapporter seule le gibier commun,
C'est courir le risque d'être accusée de vol.
Le gibier pris au piège se putréfiait et
Les deux hommes mouraient de faim ».
A qui imputer la faute ?
Enfantent des jumeaux derrière les arbres.
Grand père, toi qui sait faire rire.
Toi dont la barbe fleurit d'anecdotes.
Raconte-nous une belle histoire, tu veux ?.
« Autrefois, deux hommes, la Honte et la Peur
S'étaient lié une solide amitié.
Un jour, ensemble, ils tendirent des pièges,
Bien loin du village, bien loin des hommes.
Les jours passèrent, « aucun » ne visita les pièges.
La Peur éprouvait de la frayeur à s'y rendre
Toute seule dans les profondeurs de la forêt.
Pour la Honte, rapporter seule le gibier commun,
C'est courir le risque d'être accusée de vol.
Le gibier pris au piège se putréfiait et
Les deux hommes mouraient de faim ».
A qui imputer la faute ?
Poème écrit par M. NDOUNA DEPENAUD, Né à Akiéni le 07 juillet 1937
Par aurelia lotz
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Publié dans : La culture gabonaise
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